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Calligraphie chinoise originale (zhongyi, traduction: (« médecine chinoise ») d’Eric Marié

L’AP-HP vient de signer un accord avec le ministère de la Santé chinois : acupuncture, hypnose, ostéopathie, massages complètent la prise en charge au sein des établissements.

Les médecines complémentaires ont désormais leur place dans le saint des saints de la médecine française, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Leur développement fait même partie du plan stratégique 2010-2014. Depuis l’an dernier la vénérable institution a créé un centre intégré de médecine chinoise à La Pitié-Salpêtrière. Et la semaine dernière, l’AP-HP a signé un partenariat avec le ministère de la Santé chinois, pour développer des échanges bilatéraux en matière de médecine chinoise. Avec l’objectif clairement affiché de valider les pratiques et produits chinois dans le respect des impératifs d’efficacité et de sécurité qui régissent la médecine occidentale. «Neuf projets de recherche sont en cours au sein de l’AP-HP», explique le Dr Catherine Viens-Bitker, en charge du projet Médecine complémentaires, «C’est le rôle du CHU d’évaluer l’efficacité de ces médecines».

L’hypnose est très répandue

Les médecines complémentaires viennent en plus du traitement habituel et certainement pas à sa place. Par exemple l’hypnose, l’acupuncture, la chiropraxie, les massages ou encore l’ostéopathie. Au total une quinzaine d’approches complémentaires sont venues étoffer la prise en charge traditionnelle. L’AP-HP compte déjà une quinzaine de consultations avec des spécificités différentes selon les établissements. On pratique l’acupuncture en gynécologie obstétrique à La Pitié-Salpêtrière mais dans le cadre d’un protocole de recherche, dans le traitement de la douleur à l’hôpital Beaujon (Clichy), à Bichat et à Saint-Antoine. Elle est également présente à l’hôpital Rothschild, à la policlinique de Corentin-Celton (Issy-Les-Moulineaux) et à l’HEGP.

L’hypnose est très répandue, principalement dans la prise en charge de la douleur (Bicêtre, Pitié-Salpêtrière, Robert-Debré, Armand-Trousseau, Ambroise-Paré à Boulogne) mais aussi en pédopsychiatrie à La Pitié-Salpêtrière, où l’on trouve également une consultation de mésothérapie. «Il y a également des consultations de médecine manuelle ostéopathique pratiquée à l’Hôtel-Dieu et dans le cadre de protocoles de recherche», précise le Dr Viens-Bitker.

Création d’un label dédié

Au sein de l’AP-HP, 23 praticiens titulaires et 9 sages-femmes ont une part de leur activité en médecines complémentaires. Certains ont une activité qui leur est exclusivement dédiée. C’est le cas de 46 praticiens attachés. Inutile pourtant d’espérer décrocher un rendez-vous directement en téléphonant dans les services hospitaliers. La possibilité n’est offerte qu’au sein des services, par exemple en cancérologie pour réduire les effets indésirables des chimiothérapies. «L’une des principales recommandations du rapport que nous avons rendu en mai dernier est que ces pratiques effectuées à l’AP-HP restent l’apanage des professionnels de santé qui ont acquis une expertise dans une de ces médecines complémentaires», note le Dr Viens-Birker. Plus audacieux, le Conseil d’analyse stratégique a publié mardi une note préconisant la création d’un label dédié aux pratiques non conventionnelles pour faire le tri entre professionnels compétents et pseudo-thérapeutes. Il propose aussi que soient labellisées les offres de formations privées.

Damien Mascret, Le Figaro


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